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Dimanche 2 août 1914

Les adieux et la chasse aux nouvelles continuent. Les difficultés angoissantes commerciales et monétaires augmentent. On puise un peu de réconfort dans l’assurance que l’Angleterre est avec nous et que l’Italie restera neutre. Les autos, les voitures, les chevaux sont réquisitionnés. Quelles fiévreuses, quelles trépidantes allées et venues. Quelle intensité de vie dans notre petite ville et notre morne train-train.

Les réquisitions de chevaux

 

Carte postale. Collection Jean-Paul Dutheil.

Carte postale. Collection Jean-Paul Dutheil.

 

L’armée française étant hippomobile, les réquisitions militaires affectent principalement les chevaux. Potentiellement, tous les chevaux de plus de six ans peuvent être concernés : les exceptions étant ceux réputés indispensables au bon fonctionnement des services de l’État, les pensionnaires des haras nationaux et, bien sûr, les juments en gestation et celles suitées d’un poulain. Au total, lors du conflit, l’État va en prélever 950 000, toutes races confondues.
À Brive, par exemple, en 1914, 116 chevaux sont classés et donc susceptibles d’être requis pour le service de l’armée, en cas de mobilisation : 45 partiraient alimenter des régiments du train, 49 seraient affectés à des unités d’artillerie et 11 autres rejoindraient des compagnies de dragons.
Selon une délibération du conseil municipal de Brive en date du 3 juillet 1915, ce sont finalement 124 chevaux qui ont été réquisitionnés, ainsi que 46 voitures et 17 tombereaux.Texte rédigé par les élèves de seconde du lycée Cabanis lors d’ateliers aux archives municipales de Brive en 2014.