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Jeudi 1er octobre 1914

 

Les pouvoirs publics, les gouvernants avaient commencé l’œuvre que les Allemands voulaient parachever : défrancisation, déchristianisation, et enfin dépopulation de la France. Ils faisaient la guerre à toutes nos traditions, à tous nos principes, à toutes nos caractéristiques ; la guerre à la religion, à la famille, à l’armée, aux églises, aux prêtres, aux patriotes. Eh bien ! qu’ils prennent garde désormais : ils semblaient stupides et fous ; s’ils persistent, on les tiendra pour traîtres. Et comment comprennent-ils la liberté s’ils l’ôtent ? Oppresse-t-on ses concitoyens au nom de la république si ce n’est pas le gouvernement de tous ? (sic) Comment n’ont-ils pas vu que le christianisme est la religion démocratique par excellence ? Qu’on nous donne la vraie république, non une oligarchie antipatriote, antinationale. Ils semblaient préparer le terrain pour l’invasion future. Chaque jour, la France devenait moins Française. Précurseurs des Prussiens, ils voulaient lui faire renier tout ce qui était sa gloire, ses moyens d’existence. Mais en voulant l’achever, les Allemands ont arrêté sa dégradation et l’ont sauvée.

Seules les familles pieuses obéissent au précepte de l’Évangile : Croissez et multipliez.
Ils n’ont vu dans la guerre à la religion qu’un moyen de rapine. Ce fut le brigandage légalisé mais si la France de Clovis, de Louis IX et de Jeanne d’Arc cesse d’être catholique, elle ne sera que l’ombre d’elle-même.

Les moyens d’existence d’une nation : ce ne sont pas seulement le commerce et l’industrie, c’est sa foi, sa langue et ses mœurs, ses traditions et ses atavismes.

Tant que la république ne sera pas le gouvernement de tous, par tous et pour tous, le régime de la liberté, de la justice de la fraternité, de l’égalité, elle ne sera pas la république mais une parodie grotesque et sinistre que nous ne saurions ni confondre avec la patrie, ni aimer ni servir de tout cœur.

Enfants tapis dans les bois qui, voyant nos soldats, s’annoncent : « Ce sont des rouges ! On peut sortir. Venez vite ! » Et ils vont quêter un peu de pain.

 

La Croix de la Corrèze, 11 octobre 1914. Archives municipales de Brive, 8 S 987.

La Croix de la Corrèze, 11 octobre 1914.
Archives municipales de Brive, 8 S 987.