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Mercredi 28 août 1918

En disant que toute faute, tout crime se paye et très cher, dés ici-bas, je n’exprime pas une conviction mais je constate une évidence. Un long séjour aux mêmes lieux m’a permis de lire à livre ouvert dans la vie des habitants. Dans le passé, je retrouve les causes pour l’avenir, je découvre les châtiments, les catastrophes en marche ; toute la suite logique, inévitable des faits se déroule devant moi.

Les X ne seraient pas devenus des traîtres s’ils n’avaient pas été des renégats. En se faisant protestants pour quelques avantages pécuniaires, ils se sont trouvés en relation avec des luthériens allemands qui les ont embauchés pour leur entreprise de démoralisation. Un grand malheur les a frappés. Je vois poindre d’autres graves menaces chez eux.

Pourquoi votre dernier né, ce ravissant blondin a-t-il été, tristes parents, frappé par la foudre sous le grand chêne de votre nouveau parc ? Songez-y. Vous avez acheté un terrain volé à une communauté religieuse et profané le cimetière des sœurs pour y établir votre demeure. Si vous ne tenez pas compte de l’avertissement, ce malheur ne sera que le premier d’une série.

Tu as fait embusquer ton mari, pauvre jeune femme, et tu te réjouis de le savoir à l’abri. Mieux vaudrait mille fois pour lui, pour toi et vos enfants qu’une balle l’ait honorablement frappé sur le champ de bataille puisqu’il se tue misérablement à l’arrière en fumant de l’opium avec une prostituée !

Femme, tu as manqué à ton devoir conjugal, commerçante, tu as volé tes clients ; c’est justice que ton propre fils te dérobe une grosse somme pour se livrer à une noce crapuleuse…

Je regarde au loin, je vois les Russes s’infliger à eux-mêmes d’affreux supplices, conséquences de leur trahison. La Pologne leur échappe Les bourreaux de la Russie sont assassinés avant qu’ils aient joui de leurs spoliations. Je vois venir le châtiment des Teutons pervers.[1]

Coupables, n’espérez pas l’impunité ; grands et petits, tôt ou tard vous payerez, à intérêts composés, vous, vos fils et vos petits-fils…

Vous ne pensiez pas que tout cela se savait ? Vous êtes des hommes sandwiches qui portez écrites sur vous vos turpitudes.

 

Les Serbes et nous, n’avions-nous rien à nous reprocher, à expier… ?