Warning: Use of undefined constant phpStructure - assumed 'phpStructure' (this will throw an Error in a future version of PHP) in /homepages/6/d634417474/htdocs/clickandbuilds/MargueriteGens/wp-content/themes/Blog1418v2/index.php on line 7

Samedi 24 août 1918

Morts rédempteurs, par qui survit la patrie, jusqu’au jour où j’irai vous joindre, je veux vous bénir ; martyrs qui ne vivez plus qu’à demi, c’est par vous, pour vous, comme vous, avec vous que je vis désormais.

 

« Que les Espagnols reconnaissent que notre façon de faire la guerre est pour nous la seule possibilité d’affirmer notre existence nationale. »

Konische Zeitung du 28 août 1918 (N’y a-t-il pas une faute d’impression n’est-ce pas Vossische Zeitung ?)

Donc les viols, les orgies, le pillage, l’incendie, l’esclavage, l’empoisonnent, la noyade, la dévastation totale des pays vaincus, le meurtre ou le supplice de millions de créatures, tout cela Germanie est l’affirmation de ton « existence nationale » ? Alors le cas de légitime défense doit nous permettre de te condamner à mort. Si tu n’es condamnée qu’aux travaux forcés à temps, bénis notre clémence.

 

Manœuvres boches.

D’autres fils – la toile entière.

Nouvelles rumeurs. Foch donné pour un agent de restauration par nos bolchevicks (les deux professeurs ; Y. l’agent de la c[ompagn]ie d’assurance La Zurichoise, les industriels M. Leurs conciliabules.

Deux d’entre eux sont surnommés Lénine et Trotsky. Mme Lénine répète volontiers : « Il est inutile de travailler : après la guerre, on partagera tout ! »

 

Torpillage ; les deux institutrices de Tanger, la paralytique et les hommes à bord.

Comme tous les ans, les demoiselles V., institutrices à Tanger, sont venues se faire habiller en France, car les vêtements sont très chers là-bas et il n’y a point de couturière. D’ailleurs, c’est si bon de revoir le pays et la famille ! Cette fois, les deux sœurs ramenaient une vieille dame infirme que son fils leur avait confiée. La traversée a duré quatre jours, parce qu’on a longé les côtes. On a rencontré d’abord des épaves, puis des embarcations chargées de rescapés. Mais voici qu’un sous-marin ennemi est signalé. Équipage et passagers se hâtent sur le pont, mettent leurs ceintures et se placent chacun auprès du canot désigné d’avance. Il y a là des hommes qui faisaient les empressés avant la menace. Mais vainement, les demoiselles les prient de les aider à hisser la paralytique sur le pont. « Je veux me sauver moi-même », disent-ils brutalement. « Nous n’abandonnerons pas celle qu’on nous a confiée », se disent les deux braves filles. Et elles restent dans la cabine de la vieille femme sans lui laisser soupçonner le péril. Le sous-marin manque le transport. Le calme revient. On félicite les deux institutrices qui répliquent ironiquement : « Et vous, si obligeants quand tout va bien, vous vous êtes unanimement récusés à l’heure du péril. »